Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

320 Je me promenais de long en large dans la cham– bre, évitant de rencontrer ses regards, souffrant mille morts de la douleur atroce que je causais a un homme que j'aimais de la plus tendre affec– tion. Enfin il me uit avec l'accent d'une pro– foncle indignation : . - Ainsi, lorsque je veux vous épouser sans fortune, dans la position ou vous etes , avec un enfant; lorsque je suis pret a vous sacrifier tout, tout. .. . , vous mettez des conditions a votre amour... Et quelles conditions !... - Monsieur Chabrié, est-ce que vous hési– . ) . ter1ez. - Hésiter, mademoiselle; oh! non; tant que ce vieux cceur battra dans ma poi trine, je nºhé:_ siterai jamais entre l'honneur et l'infamie. - Ou done est l'infamie de ma proposition, lorsque je vous demande, monsieur, de m'ai– der a me faire rendre ce qui m'appartient en toutc équité? - Je ne suis pas juge de vos droits. Vous voulez faire de moi un instrument , me faire servir a vos projets d'ambition; c'est ainsi que vous répondez a mon amour.... - Si vous m'aimiez, monsieur Chabrié, vous ne balanceriez pas un instan t a me rendre le ser-

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