Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

le lendemain, je lui donnerais une réponse dé– finitive. - Quelle est done votre détermination? me dit-il, enentrant, avec l'expressiveémotiond'un homme impatient de connaitre son sort. - l\fa détermination , monsieur Chabrié, la voici: si vous m'aimez autant que vous me l'as– surez, donnez-m'en la preuve en me servant comme je vais vous l'indiquer : Vous savez que mon acte de bapteme ne suffit pas pour me faire reconnaitre comme en– fant légitime; il me faut un autre acte qui cons– tate le mariage de ma mere avec mon pére; si je ne puis le produire, je ne dois pas compter su - une piastre, mon oncle ne me donnera rien. Eh bien! vous pouvez me donner un rnillion. Chargez-vous de me faire faire cet acte de ma– riage par quelque vieux missionnaire de la Cali– fornie : oh l'antidatera, et pour cent piastres nous aurons un million. Telle est, Chabrié, la condition dont je fais dépendre mon amour et ma mam. ..,. Le malheureux resta anéanti , le coude ap– puyé sur la table, il me regardait sans parler et comme un homme innocent qu'un funeste arret Jserait l"enu frapper d'une condamnation a mort.

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