Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

312 ravissants d'amour et de repos m'apparaissaient dans tout leur charme; un pouvoir invisible semblait en réaliser la.peinture pour exciter mes regrets : alors se renouvelaient '_.a moi les com– bats que j'avais éprouvés a Val'paraiso. L'intéret personnel luttait avec opiniatr-eté contre les ins– pirations généreuses; un esprit de ténebres et • un ange agitaient mon ame; mais la puissance céleste l'emportait toujours. Quand M. Viollier m'annon<;a cette nouvclle, je devins rouge et tremblante, puis apres telle– ment pfde, qu'il ne put s'empecher de me de– mander sij'en étais contrariée. - Non du tout, lui dis-je; j'aime be;mcoup ce brave capitaine. Il est un peu brusque; mais il in'a témoigné tant d'intéret pend;:int mes cinq mois de souf– frances, que je· lui suis sincerement attachée. Malgré l' émotion que je ne pouvais ca,cher, M. Viollier n'eut aucun soupqon ~ personne, en effet, n'aurait pu croire que je songeasse a M. Chabrié, et que je consentisse a passer par dessus les énormes défauts de son caractere, en faveur des qualités de son cceur. La nuit et le jour suivants, mon agitation fut extreme. J'invoquais Dieu, car je sentais faiblir mon_courage. M. Chabrié ne vint pas

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