Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
mains. Vingt ou trente ríegres portaient cette Vierge, derriere laquelle marchait l' éveque suivi de tout le clergé. Ensuite venaient les moines de tous les couvents, qui se rassemblent ce jour-la pour marcher ensemble dans la sainte promenade. Les autorités terminaient la file of– ficielle que suivait sans ordre la masse du peuple riant, criant et n'étant ríen moins qu'en priéres. Ces f etes et la magni~cence qui les distingue font le bonheur des habitants du Pérou. Je doute qu'il soit de longtemps possible de spiritualiser leur culte. Le soir, on représenta un Mystere, sur la place de la Mercede ~ en plein air. Je regrettc bien de n'avoir pu me procurer le manuscrit de ce drame religieux : si j' en puis juger par le peu que j'en ai vu et entendu raconter, ce doit etre un modele du genre. Dona Carmen est folle de tout spectacle; je me laissai entrainer par elle a la représenta!ion; mais il nous fut impossible d'approcher de la scene; les premieres places étaient prises par des femmes du peuple, qui attendaient la depuis le matin. On se battait pour avoir un petit coin d'ou l'on pút voir. Ja– mais je n'avais été témoin de tant d'enthou– siasme. Avec l'aide des messieurs qui nous ac-
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