Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

294 - II y en a parfois trois ou quatre dans la meme journée, et il est rare qu'il se passe une semaine sans que nous en éprouvions un plus ou moins fort. Nous devons cela au voisinage du volean. Dona Carmen resta a parler avec moi : assise sur mon lit, fumant ses cigaritos ~ elle me racon– tait les malheurs sans nombre qu'a diverses fois les tremblements de terre avaient causés au pays. V ers sept heures , un bruit sourd, qui pa– raissait venir des entrailles de la terre, se fit entendre : c'était sa V?ix ! Ma cousine poussa un cri d'effroi et se précipita hors de la piece. J'avais les yeux fixés, en ce moment, sur une crevasse assez légere qui existait dans le milieu de la voute; je vis cette crevasse s'entr'ouvrir tout a coup, les énormes pierres de la voute se déhoiter. Je crus que toute cette masse allait s'écrouler sur ma tete, et m'enfuis épouvantée. Cette secousse fut moins forte que la premiere ; nous rentrames, et je me remis, toute transie , dans mon lit. J 'avoue que j'étais bouleversée. Ma cousine se rassit pres de moi; l'expression I de sa figure me fit peur. - Exécrahle pays ! , ·,{/1 ..

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