Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

286 a eux deux , était endetté pa,,tout , et en proie a une maladie horrible, qu'aucun médecin ne put connaitre. Tant qu'il avait eu de l'or, les courtisanes,. et méme les belles clames, s'é– taient disputé ce joli gare:on; mais, quand _ il ne luí resta plus une piastre, ces fem~es éhon– tées le repousserent du pied avec mépris, lui adressant des rires moqueurs et blamant tout haut sa conduite. L'infortuné put apprendre· alors 'a apprécier les etres immondes auxquels il avait prodigué ses richesses. Sans ressource, abandonné de tous; il revint, par instinct, au– pres de sa femme, qu'il avait humiliée et dé– laissée, lui demander un a_sile. Elle le re9ut , non avec affection, ce sentiment ne pouvait renaitre dans son cceur, mais avec ce secret • plaisir qu'éprouvent les personnes de son carac– tere a exercer une vengeance noble, qui exalte leur supériorité. Le malheureux paya cher les désordres de sa vie : il fut seize mois au Jit, souffrant les plus cruelles tortures. Pendant ces seize mois , sa femme ne le quitta pas un instant : elle fut tout a la fois sa garde-malade, son médecin, son prétre. Elle avait fait placer un sopha pres du lit de douleur, et , la nuit comme le jour, elle était la, prete a l'assister • I

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