Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
,. 281, la laideur de la femme et la beauté du mari, des raisons suflisantes pour justifier la spolia– tion de fortune et les continuels outrages dont la malheureuse était victime. Telle est la mo– rale qui résulte de rindissolubilité du mariage. Ensuite je ne sais par quelle horrible disposition d'esprit il est des hommes qui, plus cruels que la nature, se crojent tout permis envers la difformité et lui prodiguent les sarcasmes et l'in~ sulte. Leur conduite est aussi impie qu'elle est méchante et insensée. Les défauts dont la cor– rection est en notre pouvoir <J.oivent se~ls e.tr~ l'objet du ridicule. 11 :µ'y a pas de monstres au~ yeux de Dieu : l'arhrc; droit comme l'arbre tortu ont leur raison d'etrf. Ésope, aussi bien qu'Al– cibiade, fut doté, par la Providence, des forII,1es les plus convenables a la destinée qui luí étai~ réservée. Blamer l'reuv're du Créateur, c'est mettre notre intelligence au dessus de la sienne. L'homme' en démence, qui, a l'aspect de la so– ciété, pousse un rire convulsif, est moins in-: ..sensé que l'individu qui voit, dans la configu-: ration d'une plante, d'un homme, d'un etre quelconque, sortis de la main de Dieu, un suje~ de moqueries et d'ou1rages. Apres cétte tenta, tive infructueuse , dona Carmen ne profér<l
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