Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
280 nuer la rougeur, a me faire revenir la peau dans son état naturel, et je désirais attendre quatre ou cinq jours encore avant de me p ésenter. Les deux premiers jours, on accepta !'excuse d'in– disposition; mais, le troisieme, cela fit ru– meur dans la ville, et M. Durand~ qui ~onnais– sait tres b~en l'esprit des Aréquipéniens , me conseilla de paraitre si je ne voulais risquer de m'aliéner labienve~llance que les habitants mon– traient pour moi. C'est ainsi que sont les peuples c\ans l'en,fance; leur hospitalité a quelque chose de tyrannique~ A Isl~y, il m'av:ait fallu, excédée de fatigue, rester au bal jusqu'a minuit. A Aré– quipa, malgré mes souffrances d~ voyage et Ja douleur queje ressentais de la mort d.e ma grand'– mere, il me fallait recevoir toute la ville le troi– S\eme jour apres mon arrivée. On me fit a la, ha.te une robe noire. Je parus dans le v~ste salon de mon ~mcle, couverte d'habils de deu~l comme toute rna famille, et la tristesse de mon ame sur– passait celle de mes vetements. Il est d'usage au Pérou, parmi les femmes de la hau te classe , lorsqu'elles arrivent dans nne vi lle ou elles sont étrangeres, de rester chez elles sans so:rtir pendant tout le premier mois, afin d ' y attend_r~ les visites. Ce temps écoulé ,.,
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