Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

Unt> foule d'esclaves étaient sur In p~rte a notre approche, ils refluerent dans l'intérieur, empressés de nous annonccr. Mon entrée fut une de ces scen_es d'apparat, telles qu'on en Yoit au théatre. Toute la cour était éclairée par des torches de résine fixées aux murs. Le grand salon de réception tient tout le fond de cette cour; il a, dans le milieu, une grande porte d'entrée , précédée d·un porche qui forme le vestibule auquel on arrive par un perron de quatre ou cinq marches. Le vestibule était éclairé par des lampes, et le salon tout res– plendissant de lumiere par un beau lustre et une multitude de candélabres dans lesquels brulaient des bougies de diverses couleurs. Ma cousine, qui avait fait une grande toilette en mon honneur, s'avarn;a jusqu'au perron, et me rec;ut avec tout le cérémonial que prescrivaient l'étiquette et les convenances. Je mis pied aterre et fus droit a elle. J'étais émue : je luí pris la main et la remerciai, avec effusion de creur, de tout ce qu'elle .. avait déja fait pour moi. Elle me conduisit a un grand sopha et s'assit a mon cóté. A peine fus-je placée, qu'une députation de cinq ou six moines, de l'ordre de Santo-DQ– mingo, s' avanc;a vers moi; le grand-prieur de I. 18

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