Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
272 Lorsque nous parvinmes sur les hauteurs de Tiavalla, nous nous y arretames, afin de jouir de la perspective enchanteresse que présentent la vallée et la ville d'.i\-réquipa : l'effet en est magique; je croyais voir réalisée une de ces créations fantastiques des conteurs arabes. Ces beanx lienx méritent une descripLion toute par– ticuliere; j'en paderai ailleurs. Nous trouvames a Tiavalla une grande caval– cade qui venait au devant de nous, conduite par mon sauveur., don Balthazar et son cousin. Les autrcs personnes étaient des amis de ma cousine et sept ou huit :Frane¡ais résidant a Aréquipa. Enfin, nous arrivames : cinq lieues séparent Congata d'Aréquipa, et il faisait nuit lorsque nous entrames dans la ville. J 'étais enchantée de cette circonstance qui rne dérohait aux re– gards; toutefois, le bruit que faisait cette nom– breuse cavalcade, en passant dans les rues, attirait les curieux sur leurs portes; rnais l'obs– curité était trop grande pour qu'on put distin– guer personne. Quand noo~ fü.mes dans la rue de Santo-Domingo, je vis une maison dont la fa– ~ade était éclairée. Emmanuel me dit : -Voila la maison de vol.re oncle ! J
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