Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
270 avec eux, que j'acceptai avec sa tisfaclion, tou– chée des marques de cordial intéret qu'ils me donnaient. Le diner terminé, revetne d'un joli costume d'amazone en drap gros vert, un chapeau d'homme avec un voile noir sur la tete, et mon– tée sur un beau cheval vif et fringant, je quittai, vers six heures du soir, la ferme de Congata, marchant en tete de la petite troupe, et l'insé– parable docteur fermant la marche. Le chemin de Conga ta a Aréquipa est bon, comparé aux autres chemins du pays; cepen– dant il ne laisse pas que de présenter des obsta– eles aux voyageurs. II faut passcr la rivierc de Congata a gué, ce qui est dangereux a certaines époques.11 y avait peu d'eau lorsque nous la tra– versames, rnais les pierres, qui se trouvent au fond_, c.xposent les pieds des chevaux a glisser , et une chute dans cette riviere pourrait avoir des suites funestes. Mon cheval était tellement fougueux, quej'eus beaucoup de peine a le con– tenir. Le cher Ernmanuel était mon écuyer, et, grace a ses soins, je sortis saine et seche. En nous éloignant de la riviére , je vis des champs bien cu1tivés et des hameaux qui me pa– rnrent pauvr<'s et peu habités. Mon compatriote,
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