Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
269 J<' eausai quelque temps avec ces messieurs 7 puis les laissai en compagnie du docteur, pour aller faire un tour de promenade avec mon cousin. J'~ppris par lui que mon arrivée occu– pait toute la ville, chacun pensant bien que je venais réclamer la succession de mon pere. Ce jeune homme me mit au courant du carac– tere <-'t de la position de mon oncle dont il avait eu 1 lui aussi, fort a se plaindre, mon on– cle ayant refusé, avec une extreme dureté, de payer, pendant troisans seulement, une pension qui lé mil a meme d'achever ses études en France. Le pere d'Emmanuel avait dissipé ui;ie grande fortune et réduit sa famillc a la misere. Ma grand'mere était venue au secours des en– fants; elle leur avait laissé une rente viagere qui lcur donnait juste de quoi vivre. Mon cou– sin, avec ~m affectueux abandon, me conta tous ses chagrins de famille, comme si nous nous fussions connus depuis dix ans. Moi aussi, je sentais que je l'aimais comme s•¡¡ eut été mon frere. Nous voulions partir, parce que ma cousine nous avait fait prévenir qu'elle nous attendait a diner; mais nos excellents hótes me presserent a\'eC tant d'instance de faire ce dernier repas
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