Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
268 se fait-il que, jusqu'a présent, j'aie ignoré votre existence? Je suis _resté quatre ansa París, seul, sans y avoir une personne amie; vous habitiez cette ville, et Dieu n'a pas permis que je vous rencontrasse. Quelle cruelle pensée ! non , ja– mais je ne pourrai rn'en consoler.... J'aimai ce jeune homme des le premier instant que je le vis. Il est Frarn;ais de caractére ; il est affable , b.on ; et lui aussi a souffert. Emmanuel me remit une lettre de ma cousine dona Carmen Pierola de Florez, qui représen– tait mon oncle Pio, et m'invitait, en son nom, a venir descendre chez lui, sa m~ison étan t la seule qu'il me convint d'habiter. Toule la lettre était sur ce ton; je vis par son style que j'avais a faire a une femme d'esprit, mais prudente et tres politique. Ma cousine m'envoyait, pour m'amener a Aréquipa, un tres beau cheval sut· lequel on avait mis une superbe selle anglaise. Elle me faisait remettre, en outre, deux habits d'amazone, des souliers, des gants et quantité d'autres objets dans le cas ou, n'ayant pas mes malles avec moi, je pourrais avoir besoin de ve– tements. Les trois caYaliers qui accompagnaienl mon'. cousin étaient le seúor Arismendi, le seúor .Rendon et :.\1. Durund, gra11ds amis <lema eousine!
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