Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

267 Le lendemain, quand je m'éveillai, je me senüs tout a fait remise. La bonne dame N'a– jarra eut robligeance de me faire apporter un bain préparé par ses ordres. J'y restai une demi– heure, me recouchai ensuite dans mes heaux draps de fine batiste garnie; et l'on me servil un excellent déjeúner. lVIon petit Mariano me tint encore compagoie , et m'amusa beaucoup par tous ses raisonnements aussi originaux qu'ex– traordinaires. Je me levai et fis une toilette asse z soignée, car je savais que j' allais rece– voir de nombreuses visites. Vers midi, M. de Castellac vint me d.ire de me dépecher, que quatre cavaliers, venus d'Aréquipa, deman– daient a m'etre présentés. En sortant de la cha– pelle, située au bout de la galerie qui entoure la maison, je vis venir au devant de moi un jeune homme de dix-huit a dix-neuf ans, qui me ressernblait tcllement, qu 'on l'aurait pris ponr mon frere; c'était mon cousin Emmanuel de Rivero : il parle le fran9ais cornme s'il était né sur le sol de la France. On l'y avait envoyé a l'agc de sept ans, il en était de retour depuis une année seulement.- Nous fttmes tout de suite cu étroite syrnpathie Voici les premieres paroles qu'il m'adn's~a : ·- Ha! rna eousinf' ! ('ommenl .. '

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