Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
.. 266 qui ue me quittait plus. Apres deux jours passés dans Je désert, quel plaisir j' éprouvais de me re– trouver dans un champ cultivé, d'entendre le murmure du large ruisseau qui coule le long du chemin que nous .5Uivions , de voir de grands et beaux arbres ! L'aspect de ce charmant vallon me mettait dans le ravissement. J'étais a parlcr d'agriculture avec le sel'íor Najarra, lorsqu'un negre vint nous annoncer la visite du seü.or don Juan de Goyenéche. Ce fut le premier parent auquel je serrai la main. U me plut assez : son ton était d'une politesse et d'une douceur ex– ttemes. 11 m'invita, au nom de son frere, de sa sreur et de lui-meme, a regarder leur maison commé la mienne, en ajoutant cependant que ma cousine , niece de mon oncle Pio, lui avait dit qu'elle ne souffrirait pas que j'habitasse une autre maison que celle de mon oncle, et qu'elle devait elle-meme le lendemain m'envoyer invi– ter a en venir prendre possession. M. de Goye– neche était accompagne d'un ·Frarn;ais, M . Du– raHd, venu sous prétexte de servir d'interprete, mais au fond, pour faire l'oflieieux et par curiosité. Apres leur départ, je me retirai dans ma chapelle, et me couchai avcc une jou is– sane<' indicihk.
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