Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
265 La bonne dame Najarra s'occupa de ma santé, a laquelle le docteur ne songeait nullement; elle me conseilla de rester couchée et me dit qu'elle allait m'envoyer a diner. La lettre d~ mon illustri parent était tres sa– tisfaisantc. Il me mandait que son frere irait Jui-meme, a l'issue du diner, s 'entendre avec moi, afin de me rendre tous les services qui me · seraient nécessaires. Madame Najarra me donna un rnpas des plus recherchés : elle y étala un luxe et une propreté que j'étais surprise de trouver en pareil lieu; belle porcelaine, cristaux taillés, linge damassé, argenterie fac;onnée, ce qui est rare dans le pays, coutellerie anglaise; enfin le serviée fut aussi soigné qu'il e1\t pu l'etre dans un hótel d'une des gra1idcs villes de l'Eur~pe. Mon cher petit Mariano dina avec moi. Il était assis sur! mon lit, et pcndant tout le :emps du repas, nons causa.mes d'une foule de choses. Je fus alors a meme dejuge,· de l'immeose étendue de son in– telligence. Je me levai vers six heures ; j' a vais le corps meurtri et les pieds cnflés. Cepen<laut je voulus faire un torn· de promenade dans le pel it bois du señor Najana . J'y allai avPc lni et k pPtÍt ang<',
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