Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
26.4- corps tout fluet, les membres tres minces, dejolíes petites mains;et les pieds si petits, qu'on avait peine a le voir marcher. Le son de sa voix remuait l'ame, et son parler, encore enfantin, donnait une grace toute particulie.re a ce qu'il disait. Cet admirable enfant me regardait avec un air de tendresse et de sollicitude. Je lui en de– mandai la raison. - Je voudrais savoir'¡ me dit-il, si vous so1!f– frez encore beaucoup '? Et il me dit qu'a mon arrivée, m'ayant vue les yeux fermés et mourante, il en eut tant de peine qu'il avait pleuré, beaucoup pleuré. En– suite il me raconta tout ce qui s'était passé de- • puis que je dormais, et cela avec une intelli– gence extraordinaire pour un enfant de cet age. Je le priai d'aller chercher sa mere . Elle vint avec le docteu·r, qui était rayonnant. - Ah! mademoiselle, me dit celui-ci , que dt choses heureuses a vous apprendre ! L'éveque d'Aréquipa vient d'envoyer un de ses gens vous porler cetle lettre. Lisez-la, que nous sachions vite de quoi il s'agit. 11 parait que toute la ville est en émoi a votre sujet . Chere demoiselle, tout • va bien maintenant . J 'espere que vous devez etre contente.
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