Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
260 heures, tandis qne nous en avions employé qua- , ' rante. · M. de Castellac, quoiqu'enapparence fortdéli– catde cornplexion, avait tres bien soutenu la fati– gue, et, pendant que je reposais, au lieu de cher– cher a en faire autant de son cóté, il préféra cau– ser avec le seí10r Najarra , lui raconta tout ce qu'il savait sur rnoi, ajoutant de son invention, de maniere a me faire valoir, afin qu'il en rejaillit quelque chose sur lui. C'était, au, fond , un excellent homme; mais il avait tellement peur de manquer, qu.'il s'accrochaita toutes les branches. Dieu cut pifié de moi : aussitót que je fus couchée, je m'cndorrnis profondément. Quand .ie m'éveillai, il était pres de cinq heures du soir ; je considérai , avec étonnement, les objets qui rn'environnaient, et crus d'abord que c'était la suite d'un songe , ne pouvant croire a la réa– lité de' tout ce que je voyais. La petite chapeUe dans laquelle je me trotivais était aussi burles– quement décorée que le sont toutes celles du Pé– rou. L'autel était surchargé de figures en platre, d'une vierge habillée bizarrement , d'un grand Christ couvert de gouttes de sang, de chande– lier~ en argent. , de vases de fleurs tant artifi- ,.. ,
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