Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
261 cielles que naturelles, et d'une foule d'autres objets. Un assez beau tapis convrait le plancher, uhe seule petite croisée éclairait ce saint lieu, el n'y laissait pénétrer qu'un demi-jour qui clonnait a tout cet ensemble une teinte palc et mélancolique. Mon lit avait été placé dans un coin pres de l\rntel : en face se trouvait la porte d'entrée . .. Lorsque j'ouvris les yeux, cette porte était en– tr'ouverte, et mon attention fut attirée par un animal qui passait sa tete, et cherchait a entrer dans la chapelle. Cet animal était un énorme chat noir angora, dont les yeux, couleur de feu, avaient une expression extraordinaire. C'était, dans son espece, la plus belle bete que j 'eusse ja– mais vue. Je refermai les yeux a moitié, pour ne pas l'effrayer, et désirant savoir ce qu'il allait faire: il entra, marchanta pas sourds, avec un air de mystere et de précaution, il roulait ses gros yeux flamboyants, et agitait sa longue <¡ueue ondoyante comme le serpent qui s'<füat au soleil le long d'une haie. Soit que mon cerveau füt encore agité par la lievre uu affaibli par les deux jours de souffrances inconcevables que je ve– nais d'éprouvt>r, soil que je fusse dans une de
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