Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

253 snr le sommet de ceue troisieme montagne, ou regnc un air pur et frais. Le voyageur halefant <le fatigue et haigné de suenr se sent ranimé. Quant a moi, j'é¡)l'ouvais les menws soutfrances que j' avais ressenfics la veille : une oppression spasmodique me serrait la poitrine et me faisait gonflcr toutes les veines du eou et du front; mes larmes coulaient sans que je pusse ]es arreter, ma tete ne pouvait plus se soutenir, et tous mes membres étaient anéantis. La soif, une soif dé– vorante était le seul hesoin que je sentisse. Don .Tos<.\, d'une complexion délicate et sensible a l'exces, fut tellement affecté de l'état ou je me tronvais' que tout a coup sa figure prit une pa– leur de mort, et il s'évanouit entierement. Le docteur é1ait aux abois , il se désespérait, pleu– rait et ne remédiait a rien. Don Balthazar seul ne perdit pas un instant son sang-fro1d, ni merne sa gailé; il soignait tout le monde et veillait a tout avec ordre et intelligence. II fit revenir son cousin, lui arrangca un lit sur des tapis; ¡mis, apres que nous fumes restés environ une demi-heure sur le haut de cette montagne, il donna le signa! du départ. Nous lui obéimes sans ré.plique, sentant , comme par instinct, qn ·¡¡ lni aYait été départi la force, et que c'étaif a t-

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