Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
252 i, nos mules des crevasses qui coupaienl le che– min ,- a leur faire gravir d'énormes rochers, et parfois a leur faire suivre d'étroils sent.iers, ou il arriva it que le sable s'éboulait sous leurs pieds, ce qui nous metlait alors dans le plus grand péril, courant le risque de tomber dans le précipice horrible qui borde la montagne. Don Balthazar allait toujours en avant, afin de nous indiquer le chemin. Son cousin, qui était bien l'homme le plus attentif et le plus doux que j'aie jamais rencontré, marchait, le plus possible, pres de moi, afin de pouvoir, au be– soin, me preter assistance. Le docteur, hom□e a précautions par excellencc, marchai t toujours rn arriere, rcdoutant-lc risque, si l'un de nous tombait, d'etre entrainé <lans la chute. Je l'en– tendais crier ~l chaque fanx pas que faisait sa mnle, se recomrnander a Dieu, jurer coutre le rhernin, le soleil, la poussierc , et déplo~er son affreusc destinée. Je descendis assez bien la prerniere et la se– conde montagne; arrivée au sommet_de la troi– sieme, je me sentís si faible, si mal, les mou– vemcnts violents de la mule m'avaienl donné une telle douleur de cóté, qn'il me devint im– possible de t<'nir la hride. Nous fimes une halte •
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx