Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
250 dans un pays montagneux, qui ne présentc non plus aucun vestige de végétation; e'est )a naturc morte dans tout ce qu'elle a de plus triste. Pas un oiseau qui vole dans l'air; pas le moíndre petit animal qui coure sur la terre; rien qu'un sable noir et pierreux. L'homme , dans son passage, a encore augmenté l'horreur de ces lieux. Ccue terre de désolation est jonchée des squelettes d'animaux morts de faim et de soif dans cet affreux désert : ce sont des mulets, des chevaux, des anes ou des hreufs. Quant auA llamas y on ne les expose pas dans ces traversées, qui sont beaucoup trop péo.ibles pour leur or– ganisation; ils ont besoin de beaucoup d'eau el d'une température froide. La vue de ces sque– lettes m'attristait profondément. Les animaux attachés a la meme planete, au meme sol que nous, ne sont-ils pas nos compagnons? ne sont– ils pas aussi les créaturies de Dieu? Ce n'cst pas par un retour sur moi-meme que je souffrc de la peine de mes semblables; la doulcur excite ma compassion, quel que soit l'etre qui l'en– dure, et je crois que c'est un devoir religieux d'en garantir les animaux qui sont sous ~otre <lomination . Aucun des ossemcnts de ces di– vc:'rses victirnrs de la cupidité humainc ne s'of-
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