Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
pcul-etrc f'aute d ' un vene d\•au; celte idé(' ranima mrs forces, el quoi q4'il dut en arrivcr, je préférai mourir de fatigue que de soif. J'é– prouvai encore, dans cette circonstance, com– bien l'instinct vital est puissant sur nous. La crainte d ' une mort aussi affreuse m'excita a un tel point, qu'a trois heures du rnatin j'étais prete. J 'avais arrangé mes cheveux, fendu mes brodequins sur le dessus , afin que mes pieds gonflés fussent plus a l'aisc; j' étais habillée convenablement , j 'amis mis tou tes mes affair<:s en ordre , et j ' appelai le doctenr en le priant d e me faire faire une tasse de chocolat. Ces messieurs furent surpris de me voir aussi bien : je leur <lis que j 'avaisdormi et que je me Sl'ntais tout a fait rcmise. Je pressai les apprets dudé– part, et nous quittames le tambo a quatn, heures du matin. 1l faisait tres froid : don Balthazar' me prcta un grand poncho 1 , bien doublé en ílanelle; 011 m'entortilla chaque main d ' un foulard; et, grace a toutes ces précautions, je cheminai sans trop so11ffrir de la température. En sortant du tambo ✓ le paysage change en– tierement d 'aspect : la finit lr1 pampa; on cntn· ' Le ponchn e<t 'lll man tea u pén1YÍen qn'on 111et en, nya g<'
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