Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
2/i.8 <lu voyage, les aUentions les plus <lélicales , les soins lrs plus affrctueux, ne voulurent pas, malgré mes instances, rester dans cette cham– hre €'l me la laisserent en entier. lis se retire– rent a,·ec le docteur dans la cuisinc, ou ils furent tres mal sous tous les rapports et ne dormirent .. pas plus que moi. Quoique leur conversation f1.'tt a voix hasse, j'en entendais assez pour etre effrayée de ma situation. Don Balthazar disait au docteur : -- Je ne erais pas prndent, je vous l'a– vouc, d'emmener ce matin avec nous cette pau– vre demoisellc : elle est <lans un tel étal de fai– blessc que je crains qu'clle ne meure cn routc, d'autant plus que le chemin qui nous reste a faire est beaucoup plns pénihle que celui que nous avons déja fait. J e suis d'avis que nous la laissions ici , et, dernain , no i.!s enverrions la prendre avec uue litiere. A ce propos, le maitre de l'auberge intenenait en faisant obser– ver qu'il n'était pas sur d'avoir de l'eau, que son ªfprovisionnement était épuisé, et que, s'il n e lui en arrivait pas, je pourrais périr de soif. Ces parolcs me firent frémir d 'horrcur : l'idée qu'on songeait a m' abandonner dans ce désert, que les gens grossiers auxquels je sera is confiée, end us cruels par la soif, me laisseraient périr
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