Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
• un cri et fis partir mon cheval au grand galop. La distance était encore bien longue; mais la vue de cette pelite lanterne soutint mon cou– rage. Nous anivames au tambo a minuit. Don Ralthazar était allé en avant avec son domesti– que pour me faire préparer un lit et un bouil– lou. En arrivant, je me couchai, pris mon bouil– lon et ne pus dormi1·; lrois choses m'en empe– cherent : les puces que je trouvai la en bien plus grande abondance qu'a Islay, le bruit con– tinuel qui se faisait dans cetle auberge, enfin l'inquiétude que les forces ne vinssent a me faillir et que je ne pusse achever la route . Cette auberge n'existait que depuis un an . Auparavant, il fallait se résigne1~ a coucher sur la lerre au milieu du désert. Cetle maison con– siste en trois pieces séparées entre elles par des cloisons faites en bambou : la premiere de ces pieces est aífectée aux muleliers et a leurs betes, la sui vantc aux voyageurs , et la dc1·niere, ha– bitée par les mailres de l'établissement, sert en mcme temps de cuisine et de magasiu. Les voyagcnrs des deux sexes couchent ordinairc– ment dans la piece du milicu; mais ces mes– sieurs tle la Fuente, qui curcnt pom· moi, de– puis l'instaut de notrc rencoulre jusqu'a la fin ..
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