Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
nous égarer, de moµrir de f alrn et de soif au milieu de ces vastes solitudes. Le docteur se ré– pandait en Jamentations p~toyables , et don Balthazar, d'un caracter~ tres gai, le plaisantait de la maniere la plus bouffonne. Nons nous en remimes a l'instinct de nos betes : les muletiers, dans par~illes circonstances, n'ont pas d'autrc boussole, et c'est la plus su.re . Autant, dans celte pa,npa, les journécs sont brulantes par l'ardeur du soleil et la réverbé– ration du sable, autant les nuits y sont froides par l'iníluence <le la brise qui a LraYersé les neiges des montagnes. L~ froid me fit beaucoup de bien; je me sentís plus forte; la douleur de tete diminua , et je prcssai mon cheval avec une vigueur qui étonna ~es ~essieurs ~ deux heures auparavant, j'étais ~ l~ mor~, et,, ~~a~r– tenant, je me sentais de]~ for~e. ~e µ'i1Y!3-t~ p~~ été dupe de la déception que don Balthazar cherchait a exercer sur moi, en ~•i~diquant m~e étoile ~omme étant la lanterne du tambo, et ce fut moi qui vis avant tous la Yér~taplc ianterne. Ah! quelle sensation ineffable de joie cctte vue mé fit éprouver ! Ce fut celle du mal– heureux naufraeé qui , pret a succomber, aper– <;oit un navire wnant a son secours . Je poussai
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