Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

2 1 ,5 reusemenl que don Balthazar s'y opposa; ca1·, sans nul doute, je serais morte s'il aYail laissé faire ce nouveau Sangrndo. Ou me coucha sur .. mon cheval, et je scrais tentéede croire qu'une main invisible me soutenait: marchant ainsi a la grace de Dieu, je ne tomhai pas une seule fois. Enfin, le soleil disparut derriere les hauts voleans, et peu a peu la fraicheur du soir me ranima. Don Balthazar, pour exciler mon cou– rage, employa un moyen fort usité en pareille circonstance, lequel consiste a tromper le voya- geur sur la distance qui le séparc du ta,nbo 1 • Il me disait que nous n'en étions qu'a trois lieues. - Consolez-Yous, chere demoiselle, bien- tót vous allez Yoir lujre la lumiere du phare suspendu a la porte de cette belle auberge. Le rusé Balthazar savait bien que nous en étions encore a plus de six lieues; il comptait sur la prcmierc étoile qui paraitrait au dessus des Cor– dillieres pour donner de la vraisemhlance a sa supercherie; mais la nuit devint tout a fait sombre, et notre inquiétuJe fut alors bien grande. 11 n'y a pas <le chemin tracé a traYers le dé- se1't, et n'ayant pas, dans l'obscurité, les étoiles pour nous guider, nous courious le risque de ' Ta111bu, espece de caharel : cclni- ci se lrouYc á moitit: routc.

RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx