Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

21,3 vous venez <le me <lonncr, je crois toujours voir distinctcment des vagues. -Cette pampa est couverte de petits rrionti– cules de sable~ que le vent amoncelle , pareils a ceux-ci; vous voyez qu'effectiveinent ils ont la forme des vagues de lamer, et le mirage, dans l'éloignement, leur en prete l'agitation; du reste, ils ne sont guére plus stables que les vagues de l'Océan ; les verits les bouleversent sans cesse. - Alors il doit y avoir beaucoup de dangers a se trouver dans la pampa quand le vent souffic avec violente? - Oh! oui; il y a quelqnes anneés que des muletiers, se rendant d'Islay a Arequipa, fu– rent ensevelis avec leurs mules par une trombe; mais ces évenements sont tres tares. Nous cessames de causer. Je songeais a la faiblesse de l'homme eri présence des dangers auxquels il est exposé daos ces vastes solitudes, et une sombre terreur s'empara de moi; la tem– pete du désert, me disais-je, est plus redouta– ble que celle de l'Océan. La soif, la faim me– nacent continuellement l'hommc au milieu de ces sables sans limites; s'il s'égare, ou s'arrete, il périt. Vainement s'agite-t-il, regarde-t-il dans toutes les directions, pas le moindre brin

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