Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• sur moi la vue de ces grandes reuvres de la créa– tion. Don Balthazar jouissait cJe mon ravisse:.. ment, et me <lit, avec un vif sentiment d'orgueil national: -Eh bien! mademoiselle, que pensez– vous de cette vue? Avez-vous rien de semblable dans votre belle Europe? - Don Balthazar, la création révele en tous lieux la haute et toute-puissante intelligence de son auteur; mais il se manifeste ici dans toute sa gloire, et ce spectacle solennel vaut la peine qu'on vienne des extrémités de la terre pour le contempler. Pendant que j'admirais toutes ces merveilles, le docteur et don José, au lieu de passer leur temps a s'extasier dans la contemplation de ces éternelles glaces et de ces sables brulants, m'a– vaient fait préparer lJ.Il lit sur des tapis, et dres– ser une petite tente pour me garantir du soleil. Je m'étendis sur ce lit, et nous nous mimes a faire un repas ou tout était en abondance. La honne madame Justo avait remis au docteur un panier bien garni de viandes rótie~, de légumes, de gateaux et de fruits. Les deux Espagnols s'é– taient aussi tres bien munis : ils apportaient des saucissons, du fromage, du d10colat, du sucre et des fruits; en liquides, du lait, du vin et du •

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