Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

23G pouvaits'attendre, mon oncle n'ayantjamais fait mention de moi; ils vinrent ensuite a causer de ma bonne maman, et, ne pouvant se douter du mal qu'ils me faisaient, ils déploraient la perle que j'avais faite dans cette respectable femme , aussi généreuse que juste. Je ne parlais jamais <le ce cruel évenement <lepuis que j' en avais été in– formée; a Valparaiso, ces messieurs évitaient avec soin tout ce qui aurait pu y reporter ma pensee: le docteur avait la meme attention; a Islay personne ne m'en avai! dit un mot. Mais il y a par tout pays beaucoup de gens auxquels le désir de causer fait oublier les convenances. Ce que donBalthazar et son cousin me dirent sur ma grand'mere réveilla toutes mes douleurs , et m'attendrit a un tel point que je ne pus pas re– tenir mes larmes. Quand ces messieurs virent l'effet de leurs paroles, ils tacherent de me ca1- mcr en changeant le cours de la conversation; mais ils avaient excité ma sensibilité, et je· res– scntais un besoin impérieux de pleurer. Je les laissais cheminer devant avec le docteur, et, marchanta l'écart, je donnais un libre cours a mes larmes. L'état dans lequel je me trouvais tienta mon organisation nervense. Apres de grandes fat.i-

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