Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

mandant si je voulais les accepter pour compa– gnons de route '! Je les remerciai de leur galan– terie , et fus charmée de l'heureuse rencontre , car le courage de M. de ~astellac ne me laissait pas sans quelques inquiétudes. Le docteur, ha– bitué a voyager <lans le Mexique, ou les routes sont infestées de brigands, craignit qu'il n'en fut de meme dans le Pérou. Il s'était armé de pied en cape, quoique la bravoure ne ftit pas son fort; mais c'était pour effrayer les hrigands, et non dans l'intention de se servir de ses armes : il espérait leur etre un épouvantail, et ne res– semblait pas mal, dans son accoutrement, a don Quichotte, sans prétendre le moins du monde a l'héroique valeur de ce noble chevalier. Il por– tait a sa ceinture une paire de pistolets; par dessus, un ceinturon auquel pendait un grand sabre de lancier , de_plus un haudrier auquel était attaché un couteau de chasse, enfin deux gros pistolets a l'arc;on de sa selle. Ces apparences militaires contrastaient de la maniere la plus burlesque avec sa chétive personne et sa toilette plus que mesquine. Le docteur avait une culotte de pean dont il s'était serví pour son voyage du l\Iexique, desl>ottes a revers avec de longs épe– rons venant aussi du Mexique, une petite veste ,.

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