Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
229 mettre en quelque sorte a sa discrétion. Je crus qu'il valait heaucoup mieux me rendre direc– tement a Aréquipa, afin d'y prendre des infor– mations, d'y ta.ter le terrain et d'attendre la que mon oncle aborda't le premier la qnestion d'intérets. Je répondis a cet homme d'affaires que je partirais le lendemain pour Aréquipa , me sentant trop fatiguée pour aller a· Camana. Je chargeai le docteur de nos apprets de voyage, afin que nous pussions nous mettre en route le lendemain au point du jour. Le reste de la journée se passa a recevoir des ,·isites d'adieu, a parcourir le pays; ¡mis, le soir, je fus chez l'administrateur de la douane, qui m'avait invitée a un thé. Pour que l'hos– pitaliLé füt plus splendide, il avait, ainsi que don Justo, réuni les musiciens et les danseurs de la bourgadc, et le bal se prolongea jusqu'a une heure du matin. Afin de ne pas m'endor– mir, j'avais eu rccours au café dont je pris plu– sieurs tasses; il était tres bon, maisj'en fus fort agitée. Rentrée daus ma chambre, madamc Justo vint me montrer commcnt il fal\ait se Garantir des puccs. Elle pla9a quatrc ou cinq chaises a la suite les unes des autres, de telle– sortc que la clernil~re aboutissait au lit; elle
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