Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
230 me fit déshabiller sur la premiere chaise : je passai sur la seconde n'ayant plus que ma chemise , madame Justo ernporta tous mes vetements hors de la chamb_re, en me recom– mandant de m'essuyer avec une serviette, afin de faire tornber les puces adhérentes au corps; ensuite j'allai de chaise en chaise jusqu'au lit ou je pris une chemise blanche sur laquelle on avait jeté beaucoup d'eau de Cologne. Ce procédé me procura deux heures de tran– quillité; mais, apres, je me sentis assaillie par • des milliers <le puces qui arrivaient a mon lit. II faut avoir vécu dans les pays ou ces insectes abondent,. pour pouvoir se figurer le supplice de leurs rnorsures. Les douleurs qu'on en éprouve agacent les nerfs, enflamrnent le sang et donnent la fievre. Le Pérou est infesté de ces insectes. Dans les rues d'Islay, on les voit sauter sur le sable. II est imp'ossihle de s'en garantir totalement; mais, avec plus de propreté dans les usages du pays, on en serait beaucoup moins incommodé. '
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