Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
228 a peine dans mon lit, je me sentis commc <lans une fourmiliere de puces. Depuis mon arrivée, j' en a vais été tres incomrnodée, rnais pas a ce point. Je ne pus dormir de la nuit, et les piqu– res de ces insectes enflammerent mon sang a un tel <legré, que j' en eus la fievre. Je me levai ausssitót que le jour parut, et sortis dans la cour pour prendre l'air. J'y trouvai le docteur qui se lavait la figure, le cou et les bras en pes-– tant contre les puces : pour toute réponsc , je lui montrai mes mains qui étaient toutes cou– vertes d'ampoules. Le bon Justo fut désolé que les puces nous eussent empechés de dormir. Madame Justo me dit avec embarras: - Madc– moiselle, je n'ai pas osé vous parler de ce qu'il fallait faire pour qu'elles vous incommodassent moins; ce soir, je vous l'enseignerai. Le rnatin, l'homme d'affaires de mon oncle vint me dire qu'il avait fait partir un courrier pour 'camana, afin de prévenir ma famille de mon arr,ivée. Il ne doutait pas que mon onde ne m' cnvoyat chercher aussitót qu'il saurait que j'étais a lslay. Je réfléchis quelques ins– tants, et, d'apres tout ce que je savais de mon oncle, je ne pensai pas qu'il füt prudent d'aller imrnédiatemrnt chez lui a la campagne me
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