Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

225 se fairc nommer présidcnt. Ses projets d 'ambi– tion avaient contribué a lui fairc hater son retour, pour le moins, autant que le désir de revoir sa famille. Mon oncle, par ses intrigues, pouvait bien rénssir a se concilier des intérets de coteries politiques; mais, d'apres l'exposé qui précede, il est facile de juger qu'il n'avait du conquérir l'aífection d'aucune classe de citoyens. Tous Je craignaient, particulierement les employés du gouvernement, parce qu'il était presque tou– jours au pouvoir, et tous au fond le détestaient. Les Péruviens sont politiques en toute cir– constance, flatteurs, has, vindicatifs et pol– trons. D'apres ce caractere des gens du pays et la haute influence gouvernementale de mon oncle, on s'expliquera facilement leurs fa<;:ons d 'agir a mon égard. llevenons maintenant a la poste d 'Islay, dans la maison de don Justo de Medina. De ma chambre, je voyais toutes les pcr– sonnes qui entraient chez don Justo ou visitaient les <lames dans une piece joignant le burcau. J'étais surprise de voir la quantité de monde allant et venant dans cette maison : je remar– quai auss1 que tout ce monde avait un air in- 1. 15

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