Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

222 tra les nouveaux intérets qui luí étaient confiés avec autant d'intelligence que de zéle, fit bean• coup d'embellissements a la ville, et porta sa sollicitude sur tout ce qui ponvait contribuer a développer la prospérité publique. Néanmoins, loin .de se calmer, les haines se ranimerent a mesure qu'il acquérait de nouveaux titres a }'estime de ses concitoyens. Les royalistes répé– terent leurs récriminations contre lui, les ré– publicains reprirent aussi leurs méfiances. Les journaux qui, au Pérou, sont plus virulents que partout ailleurs, attaquérent mon oncle avec tant d'acharnement, qu'au bout de deux ans il se vit encore forcé de donner sa démis– sion; et , cette fois aussi, sa vie fut menacée. Un de nos cousins , militaire d'une violence extreme , indigné des attaques et des outrages qui sans cesse paraissaient contre don Pío de Tristan dans le journal la République , alla trouver le rédacteur en chef, se prit de paroles avec lui, et mit .fin a la dispute en luí donnant un souffiet si violent, qu'il faillit lui crever un reil. Le journaliste, furieux, jura qu'il s'en vengerait sur mon onde; celui-ci , connaissant l'exaspération des partis politiques contre lui, ne jugea pas prudent d'attendre que le journa-

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