Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

• 215 valeur, de mon attachement pour vous, et le temp,, •i je vis et que nous nous réunissions , vous prouvera com– bien j'aime la filie de mon frere Mariano. « Écrivez-moi toutes les fois que vous le pourrez , en adressant vos lettres a M. Bertera de Bordeaux, .par le canal duquel je vous écrirai également moi-meme. Dites-moi quel est le lieu de votre résidence, parlez-moi de votre état, des projets que vous formez, des besoins que vous pouvez avoir, avec toute la confiance que doit vous inspirer ma sincérité. Je vous écris en espagnol r parce que j'ai tout a fait oublié le fran~ais . « Je suis marié a une de mes nieces nommée Joaquina Florez; et nous avons un enfaut appelé Florentino et trois filies de huit, cinq et trois ans. Plaise a Dieu qu'ils puissent vous embrasser un jour, et que vous soyez a méme de lenr prodiguer vos caresses dans f;e pays-la. « En attendant ce plaisir, recevez l'assurauce de toute mon affection. « Signé PIO DE TRISTAN ... Quand je re<;us cette répoµse, malgré la bonne opinion que j'avais dt:)s hom,mes, je com– pris que je ne deYais rien espérer de mon oncle; mais il me restait encore ma bonn,e ~amall, et tout mon espoir se tourna vers elle. 11 parait que mon oncle m'avait trompée en m'écrivant avoir lu ma lettre a ma bonne maman et a toute la famille ; car presque aucun des membres ne connaíssait mon existence avant que je ne pa-

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