Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
21 /4. devaut le notaire rnyal de Notre-Dame de Begoña, dans la Biscaye, M. J. Antonio Oleaga, je vous envoie une copie du compte courant qui a existé entre nous deux. II vous convaincra de ce qu'il n'existe aucun fonds ap– parten.anta feu mon frere, attendu que !'affaire d'lbañez a ahsorbé tout ce qui restait de lui lors de sa mort. Cette affaire aurnit été terminée de suite si j'en avais eu con– naissance , ou si les créanciers n'avaicnt été assez négli– gents pour laisser écouler onze années avant d'avoir fait ancune démarche pour etre payés apres la mort de mon frere, qu'ils ont du avoir apprise; de cctte maniere, les intérets de la dette, quoique seulement de 4 p. o/o, ont doublé le capital a payer. Tout a été fatalité ~lans cette mo1t; la maniere dont elle a eu licu et l'époque ont fait votre malheur et m'ont occasionné a moi une infinité de peines. Oublions tout cela, et tilcl1ons d'y po\·ter remede autant que possible. « Mon fondé de pouvoirs et agent a Bordeaux est M. Bertera, sur lequel je vous e::nvoie une traite ou mandat de 2,500 francs. 11 sera nécessaire, pour en re– cevoir le montant , de lui envoyer votre certificat de vie fait devant un notaire. Tachez de vous suffire avec cette somme, en attendant que je me procure les moyens de vous faire arriver les 3,ooo piastres, montant du legs a vous fait, pour votre compte et a vos 1·isques, mais pour la sureté duquel legs je prendrai les mesures conve– nables. Vous ferez bien de placer ces 3,ooo piastrcs fortes sur les fonds publics ou sur d'autres fonds, dans le cas ou les évenements politiques les rcndent peu surs, afin de vous procurcr par ce moyen un revenu assuré, qu'on vous paiera tous les six mois. Vous trouyerez dans ma conduite une prenve non équivoque, quoiqne de peu de •
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MjgwMjMx