Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

213 madame votre mere, ni le prince 1\ilasserano ni aucune autre aulorité n'auraient pu mettre les scellés sur les bíens d'une personne décédée qui Jaissait une deseen– dance légitime connue et née dans le pays. Convenons done que vous n'etes que la filie naturelle de mon frere, ce ,qui n'est pas une raison pour que vous soyez llloins digne de ma considération et de nia tendre affection. Je vous do.rme tr.es volontiers le tit1·e de ma niece chérie , et j'y ajoute1:ai memc celui de ma füle; car rien de ce qui était tobjet de l'amour de mon frere ne peut qu'etre pour moi cxtremement intéressant; ni l~ temps ni sa mort ne saurai.ent effacer en moi le tendi·e attachement c1ue je lui portais et que j.e cons~rve-rai pour luí toute ma vi~. « Noti,e respectable mere existe encorc et compte déja quatre-vingt-neuf ans. Elle conserve toute sa raison et toutes ses facultés physiques et morales, et fait le délice de toute sa famille, parmi laqnelle elle a cu la bonté de partager .actLtellement ses biens pou1· avoir le plaisir de l'en voir jouir avant sa mort. Nous nous trouvions sé-– rieusement occupés de ce parta.ge , lorsque votre lettre m'est parvenue. Je la lui ai luc; et , instruite de votrc existence et de rntre sort, a la prihe de la fa milie clic vous fait el laisse un lcgs imporlant de 3,ooo piastres fortes en argent complant, que je vous prie de regarder conune une preuve de mon intéret particulier po.1._tr vous, de l'inépuisable amour de notre mere envers son fils Mariano, et du sou\·enir ineffa~able de tous les mern– bres de la famille. « En attendant, con1111e vous avez un droit équivoque aux bieus de feu mon frerc, que j'ai gérés en vertu eles pleins-pouvoirs qn'il me donna le 20 nove111pre 1801, par• •

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