Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
20/4, neurs dus aux es et emplois de mon oncle Pío. L'admini.strateur de la douane, don Ba– silio de la Fuente, m'otfrit sa maison; don Justo de Medina, directeur de la poste, me pressa de meme d'accepter la sienne; je donnai la préfé– rence a ce dernier, me sentant plus de sympathie pour lui. Nous traversa.mes tout le village; il consiste en une grande rue non align~e , ou les roches de la mer et toutes les inégalilés du terrain sub– sistent encore, et ou l' on enfonce dans le sable jusqu'a mi-jambes. Je fus, la, bien plus encore qu'a Valparaiso, le point de mire de tous; j'y étais un évenement. Don Justo m' ipstalla dans la plus belle piece de sa maison : sa femme et sa fillc s'empresserent de m'offrir tout ce qu' elles jugerent devoir m'etre agréable. Le pauvre doc– teur Castellac se cramponnait a ma suite; et, pour le récompenser de tous les soins qu'il m'a– vait donnés pendant le voyage, j'en fis réelle– ment mon docteur) afin de l'adrnettre, a ce titre, a jouir des avantages de la généreuse hos– pitalité avec laquelle la niece de don Pio de Tristan était accueiJlie. Le docteur eut aussi une chamhre dans la maison dt> don Justo , et, des lors, il ne me quitta plus . •
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