Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
203 les ordres de leurs chefs. délibération fut qu'on me traiterait avec toutes les marques de déférence et de distinction affec– tées aux personnages éminents de la république. Le capitaine de port vint respectueusement me dire qu'il était ancien serviteur de rnon oncle, a la générosité duquel il devait sa place, don Pio la lui ayant donnée pendant sa préfecture d'Aré– quipa. Il se mit entierement a ma disposition; il m'apprit que mon onde ne se trouvait pas a Aréquipa; que, depuis un mois, il était, avec toute sa famille, a Camana, dans une grande sucrerie, située sur le bord de la mer, a qua– rante lieues <l'Islay, et autant d'Aréqnipa. Je profitai des offres du capitaine de port pour le prier de me précéder a Islay, en y portant les lettres de recommandation que j'avais pour l'administrateur de la douane, don Justo de Medina, directeur de la poste, et l'homme d'af– faires de mon oncle. A onze heures, apres avoir déjeuné et nous etre habillés , nous quitlames le Léonidas avec tous nos bagages. Isla y n'a pas encore de mole, et, pour abor– der, cela e.st au moins aussi difficile qu'a la Praya. Je fus reque, a rnon entrée dans cette prern.iere bourgade du Pérou, avec tous les hon-
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