Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

sorbé toutes les affaires. S'il continue a prospérer comme il l'a fait depuis six ans, il pourra, dans dix_ années de plus, avoir quatre a cinq mille habitants; mais la stérilité du territoire sera longtemps un obstacle a un plus grand accrois– sement; entierement privé d'eau, il est sans arbre ni végétation d'aucune espece. L'époque des puits artésiens n'est point encore venue pour c-e pays; il est trop arriéré pour quron y songe. Islay n'a, pour s'abreuver, qu'une petite source; elle larit souvent en été; alors les ha– bitants sont contraints d'abandonner leurs de– meures. Le sol est formé d'uu· sable noir et pierreux, qui serait indubitablement tres fertíle si l'on pouvait faire usage des irrigations. Vers les six heures du matin, le capitaine de port vint a bord faire l'inspection, comme cela se pratique pa.rtout a l'arrivée des bati– ments. Les passe-ports furent demandés; et, lorsqu'on lut le míen, il s'éleva, parmi les deux ou trois hommes de la douane, un cri d'étonne– ment. Ces hommes me demanderent si j'~tais parente de don Pio de Tristan , et ma réponse affirmative fit naitre entre enx une longue con– versation a voix basse; ils paraissaient délibérer .s' ils devaient 1n'otfrir leurs services ou attendre ..

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