Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

201 pousser des arbres et de la verdure. D'ailleurs, vous venez ici pour chercher de "ror et non des lieux champetres, je pense. Je me levai; et, pendant que je m'hahillais, mon irnagination m·exagéra tellement l'horreur du pays, que, lorsque je montai sur le pont, je fus moins affectée a cette vue d'aridité et de misére. Toute la cote du Pérou est extremement aride : Isla y et ses environs ne présentent qu'une perspective de désolation. Néanmoins le port prospere d'une maniere surprenante. Lorsqu'on l'établit dans ce lieu, il ne s'v trouvait, m'a as– suré don J uslo , le directeur de la poste, que trois huttes et un grand hangar ou l'on mit la douane; apres six années d'existence, Islay ren– fermait, alors, au moins 1 1,000 a 1,200 habi– tants. La plupart des maisons, construites en bambou, ne sont pas carrelées; mais il y en a aussi de tres jolies baties en bois, ayant d'élé– gantes croisées, et dont le sol est planchéié. La maison du consul anglais, qu'on finissait lorsque je retournai a Islay, est charmante. La douane est une tres grande constructioli en bois; l'église est assez bien , et ses proportions sont en rapport avec l'importance de la localité. Le port d'lslay; mieux situé que celui d' Arica , en a ah-

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