Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

197 ques revinrent, et, avec elles, mes forces mo– rales. J'approuvais ma conduit.e; je me sentais le courage d'y persister et de lutter contre les obstacles auxquels je m'attendais. Le contente– rnent de rnoi-meme me rendit toute ma gaité. Nous nous liarnes d'entretien, le docteur et moi :jeme mis a parler deParis, d' Alger, de mille cboses avec un entrainement dont moi-meme j 'étais étonnée. Nous causions sur tous les sujets, mais particulierement sur Paris, auquel il me ramenait loujours, parce qu'il ne connaissait presque pas cette ville, ayant passé toute sa vie, depuis sa sortie du collége, dans. les colonies. espagnoles. Le fasbionable a,méricain s'efforc;ait de comprendre ce que nous disions; il saisis– sa it le sens de quelques phrases, et devinait souvent le surplus. ll me laissa enfin pénétrer l'opinion qu'il s'était formée de moi et de M. de Castellac; j' en eus plus de liberté pour m'é– gayer avec lui aux dépens de ce pauvre doc– teur, qui pretait un peu a rire dans une foule d'occasions. M. de Castellac, apres etre resté six ans au Mexique, ou il avait amassé une tres jolie for– tune, vint a Paris en 1829. Il confia tout son argent a MM. Vassal et e·' pPnsan t que la

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