Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

198 maison de banque de ces messieurs était une de celles qui lui offraient le plus de garanties. La révolution de 1830 arriva; ces messieurs firent faillite, et le docteur perdit , en un seul jour, le fruit de six années de travail. ll fut d'abord inconsolable, resta un an a París, y mangea ses dernieres I"essources en cherchant a s'y tirer d'affaire et a recueillir quelques débris de sa fortune perdue; puis enfin, pre– nant son partí, il se résigna a retourner en Amérique pour te.nter d'y gagner de nouvelles richesses. Cette fois, il avait donné la préfé– rence au Pérou et se di~igeait sur la ville de Cuzco. Le docteur était tres bavard et surtout tres curieux : au fond, excellent homme, quoique égo'iste et méfiant , parce qu'il connaissait le monde, et, comme M. David, en avait été vic~ time. Nous eumes une traversée tres heureuse : le huitieme jour, a neuf heures du soir, nous je– ta.mes l'ancrC' dans la baie d'Islay ( cote du Pérou ).

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