Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
·192 chambre. Je voulus résister; mais le mal de rnet·, qui s'était emparé de toutes mes forces, paralysa ma volonté. On me mena dans ma ca– bane; je m' y couchai, et, par bonheur, le mal _de mer fut si fort, que_bientot il ne me resta plus une seule idée. Je passai une nuit affreuse. A l',ipproche du matin .• mes souffrances se calmerent un peu : je m'endormis et ne me réveillai que vers deux heures de i'apres-midi. Le capitaine et le doc– teur m'importunerent alors de leurs pressantes sollicitations pour m' engager a prendre quelque chose. A la fin, impatientée, je consentís, pour me débarrasser de leurs prieres réitérées, a man- ger un peu de soupe, j'y ajoutai une tasse de ., café a l'eau; je me trouvai effeclivement mieux apres ce léger repas. Je me levai et mon- lai sur le pont. Mon premier mouvement fut de tourner les yeux dans la direction de Val- paraiso. Mais, hélas! il n'y avait plus rien ... , ríen que le ciel et l'cau. Je me sentís oppressée, et un soupir s'échappade ma poitrine. Je m'assis sur le banc destiné aux passagers; mon état de faiblesse me dispensait de parler; et, n'y étant nullement disposée,je me mis a observcr attenti- vement mes nonveaux compagnons de voyage . •
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