Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

189 mon voile et en mnrmurant adieu ! adieu ! j'in– voquais la mort. -Nous monta.mes a bord du Léonidas, ou nous trouvames une foule immense d'Anglais et d' A– rnéricains qui venaient accompagner leurs amis. M. David, apres m'avoir fortement recornman– dée au capitaine, me conduisit a ma cabane avec le stuard 1 , qu'il engagea a me servir avec zele; tous deux se mirent a m'aider a ran– ger mes effets et a disposer ma cabane. Ensuite M. David, me prenant a part, me dépeignit la maniere d'etre des étrangers avec qui j'allais vivre, afinque je me tinsse en garde contre des hommes envers lesquels une femme doit etre plus (fue réservée si elle veut etre respectée. ll y avait dans la chambre plusieurs Anglais ou · Américains assig autour d'une table et buvant du grog. Je devins le point de mire d~ tous ces étrangers : ils camaient en anglais et je voyais qu'ils me prenaient pour sujet de conversation. Leurs ricanements, leurs regards effrontés me faisaient soulever le creur. Je sentis combien j'étais seule au milieu de ces hommes, aux vices immondes, qui méconnaissaient les égards • Le st11m·d est. , a hord des h~t.iments anglais, le ,lomcsti<¡ne qui sart :\ la chamhre.

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