Pérégrinations d'une paria, 1833-1834
188 .Fraw;ais que je rencontrai sur mon chemin avec un sang-froid qui m'étonnait moi-meme, et qui provenait de l'état d'étourdissement dans Jequel je me trouvais. Nous étions dans le canot : je gardais le si– lence et n'étais attentive qu'a maintenir.au de– daos de moi la douleur qui me dévorait, quand M. David me dit : - MaJcmoiselle Flora, nous allons passerdevant le Mexicain. Ne voulez-vous pas dire adieu a ce panvre Mexicain que vous ne reverrez peut-etre plus'? - Ces paroles firent su1· moi un effet inconcevable. ll me prit un tl'emblement subit auquel je fus incapable de résister; mes dents claquaient. M. David s'en apercevant, je lui <lis que j'avais frgtd j je craignis un instant de ne pouvoir plus soutenir ma tete. M Briel, Fernando, Cesario, tous étaient sur le pont pour me saluer et me dire adieu : je ne pouvais- prononcer une parole : - Pourquoi done nous quittez-vous, m:-idemoiselle Flora? me cría M. Briet. Pauvre dernoiselle ! disaient les autres, quel coul'age il fant qu'elle ait ! Tous répétaient le mol adieu ! il retentissait dans mon creur déchiré. .le le leur rendís en agitaut mon mouchoir. Je baissais la tete, me cachais daus • •
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