Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

bientót; cal', si vous ne le faites, je n'aurai pas ia force de vous voir partir. - Cher ami, ai-je besoin de vous jurer que je vous aime? rna conduite ne vous le prouve– t-elle pas? Quant a l'union que nous projetons, Dieu seul sait !'avenir qui nous est réservé. - Mais volrevolonté, Flora! répélez-moi que, des ce rnoment, je peux vous regarder cornme ma femrne. Oh ! répétez-le. J'aurais bien voulu éviter de lui renouveler une prornesse que je sa,·ais bien ne pouvoir te– nir; rnais sa douleur m'effraya. Je craignis qu'il ue pth la maitriser, et, pressée par son expres– sion déchirante, par la crainte que David ou toute autre personne entrant ne le trouvat tout en pleurs, je promis que je serais sa femrne et queje rcsterais en Amérique a partager sa bonne ou sa mauvaise fortune. Le malheureux, ivre de joie, était trop vivernent ému pour s'aperce– voir de la profoncle douleur qui m'accaulait. Il ne sentit pas dans ses étreintes qu'il ne pressait qu'un cadavre incapable de lui rendrc la moin– dre cal'csse. 11 me quitta, ne se sentant pas la force de m'accompa8ner, et je partís avec M. David pour me rendre a bord. Je fis UJes a<lienx a rnadarnc Aubrit et sa Iuai la fon le de •

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