Pérégrinations d'une paria, 1833-1834

181 Ce que me <lit M. David me lit apercevoir, ponr Chabrié, un a,·enir que, jusqu'alors, je n'avais pas vu. Ce mariage aw~c mademoiselle Roux lui convenait parfaitement; il aimait la fomille de M. Roux autant que la sienne; la plus grande intimité régnait entre eux; tous deux, nés dans la meme ville, élevés ensemble, avaient navigué longtemps a bord du meme batiment. Chabrié avait dix-huit ans de plus que rnademoiselle Roux; si la jeune fille l'ai– mait, qu'importait cette diITérence d'age? Je ne sais si ma seconde vue me servit dans cette oc– casion; rnais je vis nettement que Chabrié pour– rait trouver, dans cette union avec la fille de son ami , le bonheur et le repos dont il avait tant bcsoin; aussi, dés cet instant, je résolus d'ernployer tous mes efforts a l'y décider. Je me réjouis, avec M. David, de la généreuse confiance de 1\1. Roux qui les tirait d'embarras, -et quand Chabrié vint, nous en causa.mes lon– guement. Le lendemain, j 'annorn;ai a M. Chabrié que, _ ,·oyant mes intérets compromis · par les délais , je ne pouvais attendre plus longtemps son dé– part, et m'étais dét.erminée a partir seule en droite ligne pour Aréquipa.

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